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Trump l'emportera-t-il sur le Canada... pour sauver les monarques?

Photo: Trump l'emportera-t-il sur le Canada... pour sauver les monarques?

Par Jode Roberts, responsable du programme des pollinisateurs à la Fondation David Suzuki

Au cours des 20 dernières années, environ 90 % des papillons monarques qui migraient entre le Mexique et le Canada ont disparu. Dans les années 1990, environ un milliard de papillons réalisaient ce voyage épique multi générationnel du Canada au Mexique. En 2013, leur population avait chuté à 35 millions. Après quelques années d'amélioration modeste, la population de monarques a décru à nouveau de 22 millions l'an dernier.

Aux États-Unis, le gouvernement et les groupes de conservation ont réagi avec vigueur. En 2015, 20 millions de dollars ont été alloués à des projets de conservation et de recherche. Des objectifs régionaux et nationaux ont été fixés, y compris l'objectif ambitieux de restaurer 200 000 hectares d'habitat pour le monarque, du Mexique au Minnesota.

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La science participative et l'analyse génétique donnent des résultats positifs

Photo: La science participative et l'analyse génétique donnent des résultats positifs

Par David Suzuki

Depuis mes débuts comme généticien dans les années 1960, le domaine a énormément évolué. En 1962, James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins ont reçu le Prix Nobel de médecine pour leur découverte de la structure en forme de double hélice de l'ADN. Les chercheurs ont alors « cassé » le code génétique, ouvrant ainsi la voie à des percées dans les secteurs de la santé et de la médecine. C'était une époque vraiment stimulante dans les laboratoires.

En 2003, quelque 40 ans plus tard, un groupe international de scientifiques a réussi à séquencer l'ensemble du code génétique humain. Les chercheurs peuvent maintenant identifier en quelques jours un gène soupçonné d'être la cause d'une maladie, un processus qui prenait des années avant le programme Génome humain. En 2013, on pouvait effectuer plus de 2 000 analyses génétiques sur des problèmes humains. Il y a quarante ans, je ne pouvais même pas imaginer que les scientifiques puissent un jour disposer des connaissances et des techniques manipulatoires que l'on considère normales aujourd'hui.

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Aires marines protégées: un morceau clé d'un casse-tête complexe

Photo: Aires marines protégées: un morceau clé d'un casse-tête complexe

(Crédit : Timothy Neesam via Flickr)

Par David Suzuki

Le gouvernement fédéral a récemment créé deux aires marines protégées dans la région Pacifique et s'est engagé à accroître la zone de protection marine de un à dix pour cent d'ici 2020. Cela suffira-t-il?

Le Canada a le plus long littoral au monde, mais notre pays ne s'arrête pas à ses côtes. En raison de la zone économique des 200 milles marins et de ses obligations internationales, le Canada est responsable de près de trois millions de kilomètres carrés d'océans, soit l'équivalent de la superficie combinée de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba.

Le nombre de kilomètres carrés est impressionnant. Mais, si l'on ne considère que la superficie de cette zone marine, on reste à la surface du problème. L'océan n'est pas qu'une étendue d'eau froide balayée par les vents. Ses diverses couches sous-marines foisonnent de vie, en eaux chaudes et en eaux froides, l'été comme l'hiver.

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Glyphosate: des inquiétudes scientifiquement fondées

Photo: Glyphosate: des inquiétudes scientifiquement fondées

Molécule de glyphosate (Wikimedia Commons)

Par Louise Hénault-Ethier, Chef des projets scientifiques

Tout scientifique est à l'affût des nouvelles publications, particulièrement celles qui mettent au défi notre compréhension des choses. La dépêche de l'Agence Science Presse intitulée « Plus d'OGM ne veut pas dire plus d'herbicides » a piqué ma curiosité scientifique. Mais associé ou non aux organismes génétiquement modifiés, le problème de l'usage accru des pesticides demeure inquiétant. Diligemment, j'ai consulté la publication « Tendances à long terme dans l'intensité et la relative toxicité de l'usage d'herbicides » (traduction libre) dans Nature Communications. Quel bonheur de découvrir l'article en accès libre : pas besoin de payer pour le consulter! Merci à l'auteur qui a déboursé 5 200 $ US pour que ce soit ainsi. En fait, on pourrait aussi remercier la dizaine de géants de l'industrie agrochimique qui soutiennent les recherches du Dr Kniss et qui sont dûment énumérés dans la déclaration de conflits d'intérêts de l'auteur, une pratique honorable de la part des journaux scientifiques.

Pour aller plus en profondeur que les simples tonnages de pesticides épandus dans l'environnement, l'auteur se base sur le nombre de traitements au champ et sur les indicateurs de toxicité aigüe ou chronique pour en estimer les conséquences pour la santé humaine. Je vous aurais bien référé au blogue de Jean-François Cliche pour sa bonne vulgarisation de cette étude, quoique son texte comporte quelques éléments qui peuvent être remis en question.

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Le 21e siècle: siècle de lumière ou nouvelle ère de noirceur?

Photo: Le 21e siècle: siècle de lumière ou nouvelle ère de noirceur?

(Crédit : NASA's Marshall Space Flight Center via Flickr)

Par David Suzuki

Si vous avez un téléphone intelligent, vous avez plus de puissance informatique au bout des doigts que les scientifiques de la NASA qui ont envoyé des hommes sur la lune en 1969 ! Et cela dans un petit appareil qui n'a plus rien à voir avec les énormes ordinateurs qu'utilisait alors l'agence spatiale.

La technologie avance à pas de géant. Comme tous ceux qui sont nés avant l'arrivée de l'ordinateur personnel, des communications téléphoniques transocéaniques, de l'avion à réaction, du satellite, de la transplantation d'organes, de la pilule anticonceptionnelle, du photocopieur, de la calculatrice de poche et du cellulaire, je suis ébahi par la rapidité d'évolution des innovations technologiques et leur influence sur la société. Les appareils deviennent chaque jour plus petits, plus rapides, plus efficaces et plus accessibles.

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Contre la crise climatique: des faits et des preuves

Photo: Contre la crise climatique: des faits et des preuves

(Crédit : NASA Goddard Space Flight Center via Flickr)

Par David Suzuki

Nous avons récemment mis en lumière la logique tordue d'un argument pseudoscientifique pour s'opposer à la lutte contre les changements climatiques: comme les plantes ont besoin de CO2, l'augmentation des émissions est bénéfique à la planète et à la vie sur Terre. Ceux qui lisent et écrivent sur les changements climatiques et l'écologie ou qui en parlent sont bien au fait de ce genre d'arguments anti-environnementaux, non étayés par la science.

Certains prétendent que si vous conduisez une auto, que vous achetez des articles en plastique ou que vous utilisez un clavier d'ordinateur, votre prétention à réduire le recours aux énergies fossiles ne tient pas la route, même si les preuves que vous avancez sont imparables. Tout comme l'allégation que «le CO2 est un aliment pour les plantes», il s'agit d'une piètre argumentation, mais pour des raisons différentes. Dans ce cas-ci, il s'agit tout simplement d'une logique fallacieuse.

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Le ski, c'est fini? Quand le sport et l'environnement se rencontrent

Photo: Le ski, c'est fini? Quand le sport et l'environnement se rencontrent

(Crédit : Lukas Neasi via Unsplash)

Par Louise Hénault-Ethier, Chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki et Alex Piche, chroniqueuse sportive

Tandis que le printemps s'installe pour de bon, au grand bonheur des citadins, les amateurs de sports d'hiver amorcent le deuil de la fin de la saison de glisse. Passionné(e)s de sport ou d'environnement se sont rencontrés pour dresser un portrait de cette fin de saison, mais cette fois-ci ils n'étaient pas sur les pistes comme convenu — la pluie ayant entraîné une fermeture impromptue des stations comme St-Sauveur ou Bromont qui défient normalement et habilement le printemps avec leur abondant enneigement artificiel. Est-ce que l'industrie du ski est menacée par les changements climatiques?

On a souvent l'impression que les bancs de neige étaient plus grands quand on était petits qu'aujourd'hui. Selon un article de l'agence Science Presse, ce n'est pas seulement parce qu'on a grandi que l'on a l'impression que les bancs de neige rapetissent. À Montréal, la normale historique serait d'environ 210 cm de neige par année, mais l'année 1970-1971 aurait marqué un record avec 383 cm. Depuis les années 70, c'est la dégringolade comme le confirme le consortium Ouranos : l'épaisseur de neige dans le sud du Québec diminue et la saison enneigée raccourcit.

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