Alimentation et changements climatiques | Ce que vous pouvez faire | Fondation David Suzuki
Photo: Alimentation et changements climatiques

Une grande partie des aliments importés parcourt plus de 5,000 kilomètres, du lieu de production au lieu de consommation.

Les décisions que nous prenons à propos de ce que nous mangeons peuvent avoir un impact sur les changements climatiques.

La croissance de la population mondiale et l'émergence des technologies ont fait changer de façon importante les méthodes et l'échelle de la production alimentaire. De nombreux facteurs sont en cause dans l'impact des procédés alimentaires sur le climat, dont le volume de viande consommé, l'utilisation de produits chimiques dans la culture d'aliments, et les distances que les aliments doivent parcourir pour arriver jusqu'à nous.

La production de viande est une des principales causes du changement climatique. On estime que l'industrie de la production animale utilise 70 des terres agricoles et 26 de la surface du sol de la planète. En raison de son volume, le bétail est responsable d'une grande partie des gaz à effet de serre (tel que le méthane) contribuant aux changements climatiques. Or, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime que le bétail est responsable d'un volume plus important de gaz à effet de serre que le secteur du transport (18 contre 14 ). D'ailleurs, l'élevage de bétail ou d'autres animaux à fin alimentaire est un procédé renommé pour ses lacunes importantes en termes d'efficience.

Par exemple, environ cinq à sept kilos de grains sont utilisés pour produire un seul kilo de bœuf. La production, la transformation et le transport de chacun de ces grains requièrent un montant d'énergie considérable. Puisque la consommation de viande a vu une croissance à l'échelle mondiale, son impact sur le climat à fait de même.

De nombreuses autres pratiques agricoles ont aussi un impact sur le climat. Les pesticides de synthèse et les engrais synthétiques sont souvent fabriqués à base de combustibles fossiles et leur transformation et transport contribuent fortement à la production de gaz à effet de serre. Selon les résultats d'études, la culture à base de produits chimiques requiert environ 30 % plus d'énergie par unité de production que la culture biologique (à l'aide d'engrais et de pesticides faits d'ingrédients naturels). De plus, l'exploitation biologique — se fiant plus souvent au fumier et au compost comme engrais — fait en sorte que le carbone demeure dans le sol et non dans l'atmosphère où il contribue au réchauffement planétaire.

L'origine des aliments est également très importante. De nos jours, les aliments importés parcourent plus de 5_000 kilomètres pour se rendre du lieu de production au lieu de consommation. Les aliments cultivés localement entraînent donc moins d'émissions issues du transport. Or, en réduisant les distances entre ce qu'il y a dans nos assiettes et la provenance de nos aliments, on réduit également les produits chimiques utilisés et les techniques de transformation visant à éviter la dégradation des aliments.

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