Communiqués de presse

Une enquête révèle que les Canadiens veulent que des mesures soient prises contre les changements climatiques

Le 27 novembre 2014 | Affiché dans

Pour la plupart des Canadiens, une taxe sur le carbone similaire à celle de la Colombie-Britannique est une réponse au problème.

Vancouver, 27 novembre 2014 — Alors que, cette semaine, la ministre de l'Environnement du Canada se rend au Sommet de l'ONU sur les changements climatiques, une enquête sur l'opinion de la population canadienne révèle qu'un très grand pourcentage de personnes (88 %) demande au Canada de s'engager à prendre de nouvelles mesures tangibles en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L'enquête publiée aujourd'hui par l'Environics Institute for Survey Research en partenariat avec la Fondation David Suzuki, indique que ce sont les répercussions éventuelles des changements climatiques sur leurs enfants et les générations futures qui inquiètent le plus de Canadiens (78 %). La pénurie d'eau et la hausse du nombre de périodes de sécheresse, l'augmentation du nombre de phénomènes météorologiques extrêmes comme les tempêtes et les inondations et la disparition de la faune sont aussi des préoccupations pour une majorité de Canadiens.

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L'Ontario s'engage à réduire l'usage des pesticides néonicotinoïdes de 80 % : Le Québec doit se rattraper

Le 26 novembre 2014 | Affiché dans

Montréal, 26 novembre 2014- Une première en Amérique du Nord, le gouvernement ontarien annonçait hier la mise en place d'un plan d'action visant à protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs des effets négatifs des pesticides néonicotinoïdes (« néonics »). Équiterre et la Fondation David Suzuki demandent au gouvernement du Québec d'aller au moins aussi loin que son voisin.

Dans un document de consultation, l'Ontario propose un règlement afin de réduire de 80 % les superficies cultivées avec des semences de maïs et de soja traitées aux néonics d'ici 2017.

Au Québec, 99 des semences de maïs-grain et 30 des semences de soya sont enrobées de néonics, soit plus de 500 000 hectares de cultures chaque année. « Le gouvernement de M. Couillard doit agir rapidement et interdire dans les plus brefs délais ces pesticides dangereux. La science est claire. Il existe des solutions de rechange. Québec doit également interdire l'usage des néonicotinoïdes à des fins esthétiques, qui sont notamment abondamment utilisés pour lutter contre les vers blancs sur les pelouses. Si l'Ontario n'a pas annoncé d'interdiction des pesticides néonicotinoïdes à des fins esthétiques hier, c'est qu'ils sont déjà interdits et que le Québec devrait en faire tout autant », a indiqué Sidney Ribaux, directeur général d'Équiterre.

« Malgré les dangers actuels et les avantages douteux que présentent les pesticides néonics, l'Amérique du Nord a été inexplicablement lente à réagir — jusqu'à maintenant », a déclaré Lisa Gue, chercheure et analyste à la Fondation David Suzuki. « Nous espérons que le Québec et d'autres provinces, ainsi que le gouvernement fédéral, s'inspirent de l'annonce faite hier en Ontario et qu'il prendra les mesures nécessaires afin de bannir les pesticides néonics partout au Canada », a conclu Mme Gue.

Le 6 novembre dernier, Équiterre et la Fondation David Suzuki postaient au premier ministre du Québec 18 000 lettres de citoyens lui demandant d'interdire la vente et l'usage des pesticides néonics, demandes qui demeurent sans réponse actuellement de la part du gouvernement. L'appel à l'action se poursuit et les citoyens sont invités à demander au gouvernement du Québec de se ranger du côté de la science et d'interdire l'usage des néonics :
www.action.equiterre.org

En juin dernier, un groupe international de 29 scientifiques indépendants dévoilait ses résultats après avoir analysé 800 publications révisées par des pairs — un travail colossal réalisé sur quatre années. Leur analyse met en lumière les effets négatifs des néonics sur les abeilles, de même qu'un risque élevé pour un grand nombre d'espèces utiles, dont les papillons, les vers de terre et les oiseaux.

De plus, une étude québécoise démontre que le traitement des semences par les néonics n'augmente pas le rendement des cultures agricoles.
Santé Canada est responsable de l'approbation des pesticides au Canada. Les gouvernements des provinces ont le pouvoir de règlementer l'usage et la vente des pesticides sur leur territoire. La proposition est disponible sur le site du gouvernement de l'Ontario pour consultation et commentaires du public pour une période de 61 jours.

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Pour plus de renseignements :

Manon Dubois, directrice des communications, Fondation David Suzuki
514-679-0821

Nadine Bachand, chargée de projet Choix collectifs, agriculture et pesticides, Équiterre
514 213-3287

La Ville de Montréal reconnaît le droit de vivre dans un environnement sain

Le 24 novembre 2014 | Affiché dans

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Le Mouvement bleu Terre prend de l'essor au pays

Montréal, le 24 novembre 2014 — Le Conseil municipal de Montréal a reconnu aujourd'hui par un vote unanime le droit des citoyens montréalais de vivre dans un environnement sain. Montréal est ainsi devenue la deuxième grande ville au pays après Vancouver à reconnaître le droit de ses citoyens de respirer un air pur, de boire une eau propre, et de bénéficier des conditions de vie assurant leur santé et celle de leurs enfants.

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NOUVEAU SONDAGE SOM SUR ÉNERGIE EST : 71 % des Québécois sont en désaccord avec le terminal de Cacouna, 87 % croient que c'est à Québec de décider

Le 21 novembre 2014 | Affiché dans
Photo: NOUVEAU SONDAGE SOM SUR ÉNERGIE EST :  71 % des Québécois sont en désaccord avec le terminal de Cacouna, 87 % croient que c'est à Québec de décider

Montréal, le 21 novembre 2014 — Un sondage SOM publié aujourd'hui par la SNAP Québec, Nature Québec, la Fondation David Suzuki, Greenpeace, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) et le CQDE, révèle que 71 des Québécois et Québécoises sont en désaccord avec la construction d'un port pétrolier à Cacouna, lieu de reproduction des bélugas du Saint-Laurent, une espèce menacée. Une écrasante majorité des répondants (87 ) estime aussi que le gouvernement du Québec devrait avoir le droit d'approuver ou de refuser le projet Énergie Est.

Donner la parole aux Québécois

À partir de la mise en contexte suivante, « Une polémique entoure la construction du port pétrolier à Cacouna, qui est un lieu de reproduction des bélugas du Saint-Laurent, une espèce menacée », les personnes ont été invitées à exprimer si elles étaient plutôt/tout à fait en accord ou en désaccord avec la construction d'un port pétrolier à Cacouna.

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Évaluation environnementale du projet Énergie Est : La Fondation David Suzuki accueille favorablement les conditions posées par Québec

Le 19 novembre 2014 | Affiché dans
Photo:  Évaluation environnementale du projet Énergie Est : La Fondation David Suzuki accueille favorablement les conditions posées par Québec

Crédit : Dieter Drescher via Flickr

Montréal, 19 novembre 2014 — Dans une lettre envoyée à TransCanada dont le contenu a été rendu public par Radio-Canada, le gouvernement du Québec confirme qu'il entend procéder à sa propre évaluation du projet d'oléoduc Énergie Est et fixe les conditions que l'entreprise devra remplir pour obtenir son aval. La lettre souligne, en outre, que Québec fera l'analyse de l'incidence du projet sur le climat et qu'il assumera sa pleine compétence d'approuver ou non le projet Énergie Est.

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APPEL À PARTICIPATION : La Fondation David Suzuki invite les municipalités, organismes et établissements publics à participer à la 2e édition des Journées de la nature en mai 2015

Le 12 novembre 2014 | Affiché dans

Montréal, — La Fondation David Suzuki et ses partenaires la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman, le Mouvement Desjardins et la Fondation du Grand Montréal, sont ravis d'annoncer le lancement d'un appel de participation invitant les municipalités, les établissements publics, les écoles, les associations et les entreprises partout au Québec à organiser une activité dans le cadre de la 2e édition des Journées de la nature, qui auront lieu du 22 au 24 mai 2015.

Suite à un projet pilote réussi en mai 2014 avec plus de 70 activités offertes par 50 partenaires, les Journées de la nature (www.journeesdelanature.com) s'organiseront chaque année à l'échelle du Québec, en collaboration avec un large éventail de partenaires d'activités, financiers, médias et de diffusion. Au programme : une myriade d'activités hautes en couleur et entièrement gratuites permettront à tous les publics de renouer avec l'activité extérieure et reprendre contact avec la nature.

Plus qu'un événement, les Journées de la nature est un mouvement pour faire reconnaître l'importance de rapprocher les jeunes à la nature et pour contribuer à la sensibilisation des Québécois aux enjeux de la biodiversité et du patrimoine naturel.

Les Québécois sont, comme leurs homologues des autres pays industrialisés, de plus en plus détachés de la nature. Que ce soit dans la vie professionnelle, à l'école ou dans le choix de loisirs des jeunes comme des adultes, l'activité à l'extérieur, en contact avec la nature, est en déclin. Ce constat fait partie des conclusions d'un projet de recherche mené en 2011-2012 par la Fondation David Suzuki, la Fondation de la Famille Claudine et Stephen Bronfman et la Fondation de la faune du Québec.

« Notre déficit nature risque d'avoir une incidence majeure et négative sur la santé et le bien-être des Québécois et de notre environnement naturel, indique Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Les Journées de la nature visent à mobiliser un vaste réseau d'acteurs pour contrer cette tendance, en offrant aux Québécois des expériences uniques et authentiques qui réveillent l'intérêt et la curiosité envers la nature et en transmettant au public des connaissances et des compétences pour apprécier et protéger la biodiversité dans leur vie quotidienne », conclut-il.

Joignez-vous au mouvement ! Les partenaires d'activités profiteront d'une foule d'avantages y compris une visibilité à l'échelle de la province et d'un contact avec un public motivé et engagé.

Les municipalités, les établissements publics, les écoles, les associations et les entreprises intéressés sont invités à inscrire leur activité au calendrier des Journées de la nature dès maintenant sur le site Internet www.journeesdelanature.com.

Renseignements :
Andrée-Lise Therrien, Fondation David Suzuki
Altherrien@davidsuzuki.org, 514-817-7958

À propos de la Fondation David Suzuki :

La Fondation David Suzuki est un organisme national à but non lucratif dédié à trouver des solutions pour vivre selon les limites de la nature et mobilise les Canadiens à faire de leur communauté un lieu vert et en santé. www.davidsuzuki.org/fr/

Forages à Cacouna : Québec doit révoquer le certificat de TransCanada et obtenir des avis scientifiques

Le 16 octobre 2014 | Affiché dans

Montréal — Les groupes environnementaux Fondation David Suzuki, Fondation Rivières, Greenpeace, Nature Québec et le Centre Québécois du Droit de l'Environnement (CQDE) interpellent le gouvernement du Québec à la suite du dépôt par TransCanada d'un plan correctif pour réduire le bruit causé par ses forages au large de Cacouna.

Le dépôt de ce plan a été exigé par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) parce que l'entreprise a dépassé le seuil de bruit déterminé dans le certificat d'autorisation. Pour les groupes, Québec doit immédiatement faire preuve de transparence, révoquer le certificat d'autorisation octroyé à TransCanada et obtenir l'avis des scientifiques experts des bélugas du Saint-Laurent.

Selon Robert Michaud, président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), « les dépassements de bruits produits par les travaux de TransCanada en septembre dernier dans l'habitat essentiel du béluga augmentent considérablement les risques d'impacts négatifs sur cette population en péril. À la lumière des informations sommaires disponibles, les bruits à la source pourraient avoir été 4 fois plus puissants que prévu et la zone ainsi insonifiée 25 fois plus étendue. Selon la nature et la fréquence de ces dépassements, cela peut remettre sérieusement en cause l'évaluation des risques de la poursuite de ses travaux au-delà du 15 octobre. »

À la lumière de cette opinion, les groupes réitèrent que le certificat d'autorisation octroyé à TransCanada doit être révoqué par le MDDELCC. Selon eux, les risques d'impacts négatifs pour les bélugas nécessitent qu'une révision scientifique en profondeur soit réalisée. Ils estiment que cette dernière ne peut être faite que par les véritables experts des bélugas au sein de Pêches et Océans Canada. De plus, les groupes invitent Québec à faire preuve de transparence et de publier les données soumises par TransCanada quant aux mesures pour le bruit ainsi que les nouveaux plans de travail que propose la pétrolière.

« Nous demandons que le gouvernement du Québec rende des comptes à la population et fasse preuve de transparence, a déclaré Patrick Bonin de Greenpeace. Ces dépassements sonores sont inquiétants et les impacts cumulatifs des travaux dans la pouponnière des bélugas n'ont toujours pas été évalués. »

Selon Christian Simard de Nature Québec, « avant d'encore déranger les bélugas, il faut évaluer adéquatement les impacts liés aux forages, et y ajouter ceux liés à une éventuelle construction et exploitation d'un terminal pétrolier. Bref, Il faut que les Québécois puissent décider de l'avenir de ce projet en toute connaissance de cause. »

« Le principe de précaution requiert que le gouvernement du Québec prenne le temps nécessaire et consulte les personnes qualifiées avant d'autoriser d'autres travaux qui pourraient affecter une espèce menacée comme le béluga », a mentionné Karine Péloffy du CQDE.

« Compte tenu que les travaux de TransCanada, qui ont été autorisés sans fondement scientifique rigoureux et en l'absence de la transparence la plus élémentaire, ont déjà eu un impact négatif sur les bélugas, le gouvernement du Québec doit de toute urgence faire cesser toute activité à Cacouna et soumettre l'ensemble du dossier au BAPE ».
a mentionné Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki.

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Pour plus d'information:
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki, 514-998-5458
Catherine Huard, Fondation Rivières, 514-241-3031
Patrick Bonin, Greenpeace, 514- 594-1221
Christian Simard, Nature Québec, 418-928-1150
Karine Péloffy, CQDE, 514-746-6597

Projet de loi sur l'exploration pétrolière dans le golfe

Le 15 octobre 2014 | Affiché dans

La Coalition Saint-Laurent dénonce ce nouveau jalon vers un État pétrolier

Montréal — Le premier ministre Stephen Harper a annoncé aujourd'hui à Sept-Îles que la négociation avec le gouvernement du Québec concernant la gestion conjointe des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent montre des avancées importantes. Après plus de trois ans de négociation quant au contenu de la loi-miroir qui encadrera l'exploration et l'exploitation pétrolière dans le golfe, les deux paliers de gouvernement comptent déposer les projets de loi dans les prochains mois, à Ottawa et à Québec. Ces projets de loi ouvriront toute grande la porte à l'exploration pétrolière dans la partie québécoise du golfe qui présentement est toujours sous moratoire.

La Coalition Saint-Laurent s'inquiète vivement des implications d'un tel projet de loi qui, visiblement, cherche à faire sauter les derniers obstacles aux forages en mer dans le golfe. Qui plus est, cette annonce se fait alors que les projets pétroliers se multiplient au Québec que ce soit à Anticosti, en Gaspésie, avec les projets de pipeline ou de port pétrolier, ou même les projets de fracturation hydraulique dans la Vallée du Saint-Laurent.

La Coalition Saint-Laurent déplore que le Gouvernement du Québec envisage le dépôt de son propre projet de loi-miroir alors que l'évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur la filière des hydrocarbures au Québec ne rendra ses conclusions qu'à la fin de 2015. «En annonçant leur intention d'adopter des lois miroirs à très court terme, Québec et Ottawa présument des résultats de l'évaluation environnementale stratégique lancée par Québec » d'affirmer Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki. « Les deux gouvernements mettent la charrue devant les boeufs, ce qui contribue à discréditer le processus d'évaluations environnementales auxquelles les Québécois sont conviés » de conclure M. Toussaint.

La loi-miroir qui sera éventuellement déposée par le Québec sera obligatoirement calquée sur le projet de loi fédéral dont le dépôt prochain a été annoncé aujourd'hui par le premier ministre Harper. La Coalition Saint-Laurent réclame depuis longtemps que le Québec intègre dans son propre projet de loi les « plus hauts standards » sans se soumettre aux normes fédérales constamment revues à la baisse. Il est important que le Québec n'abdique pas ses responsabilités environnementales au profit d'Ottawa.

« Le golfe du Saint-Laurent est un écosystème unique, d'une grande fragilité, partagé par cinq provinces côtières. Au lieu de paver la voie à l'exploration pétrolière, le Québec devrait assumer un leadership dans le golfe et travailler de concert avec les autres provinces côtières à la mise en place d'un moratoire général sur les activités pétrolière dans l'ensemble du golfe ainsi qu'à la tenue d'un vaste examen public » de dire Sylvain Archambault, porte-parole de la Coalition Saint-Laurent.

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La Coalition Saint-Laurent regroupe des Premières Nations et des non-autochtones, provenant de 85 organismes et associations et plus de 5 000 individus issus de secteurs économiques variés et des cinq provinces côtières du golfe. Les membres de la Coalition demandent que soit décrété un moratoire sur l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans l'ensemble du golfe du Saint-Laurent.

Téléchargez le rapport de la Coalition Saint-Laurent sur l'exploration pétrolière dans le golfe « Golfe 101 »
http://www.coalitionsaintlaurent.ca/wp-content/uploads/2014/06/DSF_Golfe_101_Francais_June_4_2014.pdf

Source :
Sylvain Archambault
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent
Biologiste, SNAP Québec
s.arch@me.com
t : 418 686-1854
c : 581 995-4350

Jean-Patrick Toussaint
Chef des projets scientifiques, Fondation David Suzuki
Porte-parole de la Coalition Saint-Laurent
jptoussaint@davidsuzuki.org
t : 514-871-4932 ext 1454
c : 438-884-4720

Exportation de pétrole des sables bitumineux sur le Saint-Laurent

Le 22 septembre 2014 | Affiché dans

La Fondation David Suzuki réclame une évaluation environnementale et une consultation publique

Alors que se tient un important sommet sur le climat et que des centaines de milliers de citoyens à travers le monde ont tenu ce week-end les plus grands rassemblements de l'Histoire sur les changements climatiques, un super-pétrolier quittera Sorel d'ici quelques jours avec un chargement de pétrole issu des sables bitumineux destiné à l'exportation. La Fondation David Suzuki dénonce que le fleuve Saint-Laurent devienne une route d'exportation du pétrole albertain sans évaluation environnementale et sans consulter préalablement les Québécois.

Rappelons que Suncor a été autorisée à transporter du pétrole brut issu des sables bitumineux par voie maritime à partir de Sorel-Tracy, et ce dès cette semaine. Le pétrole bitumineux est acheminé à Sorel par voie ferroviaire à travers Montréal et des municipalités de la rive sud. Les activités de Suncor pourraient représenter une vingtaine de passages de navires par année et plusieurs milliers de wagons-citernes dans des zones densément habitées.

Pour le directeur de la Fondation au Québec, Karel Mayrand, « Il est déplorable que Québec et Ottawa aient autorisé un projet d'exportation de pétrole lourd par convois ferroviaires et navires-citernes sans que la population soit consultée. Suite à la tragédie de Lac-Mégantic, les Québécoises et les Québécois sont en droit d'être informés et consultés sur toute question touchant le transport de pétrole dans leurs communautés », a-t-il ajouté.

La Fondation David Suzuki s'inquiète des répercussions que le transport accru de pétrole pourrait représenter pour le fleuve alors qu'il s'agit des premiers pas vers l'exportation des sables bitumineux. « Les pétroliers qui emprunteront le Saint-Laurent sont les plus gros à ne jamais avoir été autorisés à naviguer sur le fleuve, alors que le gouvernement fédéral les interdisait l'an dernier. Il est donc impératif d'évaluer l'impact que l'augmentation du trafic de tels navires aura sur le fleuve » d'expliquer Jean-Patrick Toussaint, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

La Fondation David Suzuki tient également à souligner que l'ouverture de voies d'exportation de pétrole au Québec pourrait permettre l'augmentation de la production des sables bitumineux de plus de 75% d'ici quelques années, effaçant ainsi tous les efforts réalisés par le Québec pour réduire ses propres émissions de gaz à effet de serre. Alors que les Québécois se disent des plus inquiets des impacts des changements climatiques, le Québec joue sa crédibilité en permettant le passage de pétrole sur son territoire sans condition et sans même soulever la question du climat auprès de l'Alberta et du gouvernement fédéral.

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Sources pour les médias:

Karel Mayrand, 
directeur pour le Québec, Fondation David Suzuki
 514-998-5458

Jean-Patrick Toussaint, Ph. D.,
 chef des projets scientifiques, Fondation David Suzuki 
438-884-4720

David Suzuki, accompagné de plusieurs personnalités publiques, entreprend une tournée pancanadienne

Le 10 septembre 2014 | Affiché dans

David Suzuki : « C'est la chose la plus importante que je n'aie jamais faite. »

Pour diffusion immédiate

MONTRÉAL — La Tournée bleu Terre de David Suzuki commencera dans deux semaines. Du 24 septembre au 9 novembre, lors de ce qui pourrait être sa toute dernière tournée pancanadienne, David Suzuki visitera 20 villes de St. John's, à Terre-Neuve, à Victoria, en Colombie-Britannique. David Suzuki et la Tournée bleu Terre seront de passage au Québec du 10 au 16 octobre 2014 en compagnie de plusieurs personnalités de la scène culturelle québécoise.

Pour David Suzuki, la Tournée est l'occasion de changer notre discours relativement à la protection de l'environnement au Canada et d'aider le pays à faire des progrès. « Il y a trente ans, nous célébrions des victoires historiques grâce auxquelles nous assurions la protection des plus belles régions de notre pays, » fait remarquer David Suzuki. « Nous pensions que ce n'était que le début. Mais, même si nous avons gagné quelques batailles, nous avons fini par perdre la guerre parce que nous n'avons pas changé notre façon de voir le monde. »

David Suzuki croit que, si nous nous joignons à tous les citoyennes et citoyens et soutenons le mouvement national pour le changement, nous verrons le droit qu'ont toutes et tous de vivre dans un environnement sain être reconnu par tous les ordres de gouvernement. « Je n'ai jamais rien fait d'aussi important, » affirme David Suzuki. « Il est difficile d'imaginer vivre sans droit d'expression, liberté de presse ou droit de vote. Pourtant, je me souviens d'une époque où les Asiatiques et les membres des Premières Nations n'avaient pas le droit de vote et où l'homosexualité était illégale. »

La Fondation David Suzuki est fière de voir son cofondateur, et modèle, diriger cette importante tournée et donner le coup d'envoi à la conversation sur les droits environnementaux.

« Reconnaître notre droit de vivre dans un environnement sain est une façon efficace de nous assurer que les citoyennes et citoyens de partout au pays ont accès aux nécessités de base et mènent une vie en pleine santé et en toute dignité, » explique Michiah Prull, directeur des communications et de l'engagement du public la Fondation. « Plus de 110 pays ont déjà reconnu le droit de leurs citoyens de vivre dans un environnement sain. Il est temps pour le Canada de suivre le mouvement. »

David Suzuki affirme que le droit de vivre dans un environnement sain doit devenir un droit national et qu'il est temps de prendre les mesures nécessaires pour y parvenir. « Les valeurs qui nous tiennent le plus à cœur devraient être protégées par nos lois suprêmes, » dit-il. « C'est pourquoi tous les ordres de gouvernement doivent, dès maintenant, reconnaître le droit qu'ont toutes et tous de vivre dans un environnement sain. Et la population est prête à les aider. »

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Personne-ressource : Manon Dubois Croteau, directrice des communications pour le Québec
Fondation David Suzuki, 514-679-0821, mdubois@davidsuzuki.org