Communiqués de presse

Table ronde canadienne sur l'économie verte- Québec 2015

Le 19 mars 2015 | Affiché dans

Des décideurs du monde des affaires, associatif et environnemental réunis à une même table pour accélérer le virage vers l'économie verte au Canada

Montréal — À la veille du Sommet de Québec sur le climat, auquel participeront les premiers ministres des provinces et territoires, SWITCH, l'Alliance pour une économie verte au Québec présente La Table ronde canadienne sur l'économie verte — Québec 2015. Ce forum de concertation permettra à plus de 150 décideurs à travers le Canada issus des milieux économique, associatif et environnemental, de discuter des actions à mettre en œuvre afin d'accélérer le virage vers l'économie verte au pays. Les échanges porteront notamment sur les meilleures façons d'assurer l'adoption d'un prix sur le carbone ainsi que de favoriser un développement urbain durable et innovant. Co-présidée par Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro, et par Ed Whittingham, directeur général de l'Institut Pembina, cette rencontre de travail sera animée par près de 30 conférenciers et panelistes de secteurs d'activités variés, et aura lieu au Centre des congrès de Québec le lundi 13 avril prochain.

« Nous voulons rassembler autour d'une même table des décideurs de tous horizons à travers le pays qui ont tous la conviction que l'économie verte doit être le moteur du développement économique au Canada. Pour y arriver, il faut mettre en place des solutions innovatrices pour accélérer la transition vers une économie créatrice de richesse et respectueuse de l'environnement. Le secteur de l'énergie est au cœur de cette transition, et nous sommes fiers de contribuer à cette rencontre structurante », explique Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro.

« Nous sommes confrontés à des enjeux environnementaux sans précédents. Les scientifiques confirment que nous approchons dangereusement des limites de ce que la planète peut endurer. Or, une économie en santé dépend d'un environnement en santé. L'économie du futur favorisera les entreprises qui seront efficaces du point de vue énergétique et de l'utilisation des ressources. Nous sommes heureux de constater que le mouvement vers une économie verte s'intensifie au pays. Il faut agir maintenant pour être leaders de l'économie du futur », a fait valoir Ed Whittingham, directeur général de l'Institut Pembina.

Près de 30 conférenciers et panelistes
Parmi les panelistes et conférenciers qui participeront à cette rencontre de travail : Steward Elgie fondateur et président, La Prospérité durable Canada; Merran Smith, directrice, Énergie propre Canada; Chris Ragan, président, Commission de l'écofiscalité du Canada; Scott Vaughan, président et chef de la direction, Institut international du développement durable; Guy Drouin, président, Biothermica; Peter Robinson, Chef de la direction, Fondation David Suzuki, Steven Guilbeault, cofondateur et directeur principal, Équiterre; Simon Olivier, vice-président développement des activités commerciales et d'affaires, GE Canada; Jean Simard, président et chef de la direction, Association de l'aluminium du Canada; Denis Leclerc, président et chef de la direction, Écotech Québec, président du conseil, International Cleantech Network; David Miller, président et chef de la direction, WWF-Canada; Marc-Antoine Ducas, président-directeur général, Netlift, Katie Sullivan, directrice, Amérique du nord, financement des politiques climatiques, IETA. M. David Heurtel, Ministre du Développement Durable, l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Québec participera également à l'événement.

La programmation complète est disponible au www.allianceswitch.ca/table-ronde-2015.

La Table ronde canadienne sur l'économie verte- Québec 2015 est une initiative SWITCH, l'Alliance pour une économie verte au Québec et est soutenue financièrement par Énergie Propre Canada, partenaire principal de l'événement, ainsi que par le gouvernement du Québec via le Fonds vert, l'Association de l'Aluminium du Canada et la Fondation David Suzuki.

À propos de Switch
Switch, l'Alliance pour une économie verte au Québec, souhaite accélérer le virage vers une économie verte afin de contribuer à une société québécoise innovante, résiliente, concurrentielle qui réconcilie équité sociale, environnement et qualité de vie. L'Alliance travaille à l'émergence d'une vision et d'un leadership social, politique et économique clairs, au développement d'une plus grande cohérence dans les politiques et les interventions de l'État et à la convergence des initiatives du secteur public, privé, coopératif et mutuel, associatif et de la société civile en faveur d'une économie verte.

L'Alliance regroupe des organisations issues des milieux économiques, financiers, associatifs et environnementaux : Cycle Capital Management, la Fondation David Suzuki, Écotech Québec, la grappe des technologies propres, Équiterre et l'Association de l'Aluminium du Canada. L'Alliance compte sur un ensemble de partenaires qui forment son comité consultatif : Mouvement Desjardins, Enerkem, Innergex, le WWF, la CSN, Gaz Métro et le RNCREQ. Pour en savoir plus : www.allianceswitch.ca.

- 30 -

Renseignements:
Émilie Novales
enovales@copticom.ca
514-577-5838

Marche Action Climat : une mobilisation d'envergure se prépare pour le 11 avril à Québec

Le 15 mars 2015 | Affiché dans

Québec, Montréal et Toronto, le 15 mars 2015 — Des représentant(e)s des Premières Nations, d'organisations syndicales et environnementales, de mouvements sociaux et étudiants et de groupes citoyens s'unissent pour annoncer la tenue d'un rassemblement de grande envergure, la Marche Action Climat, à Québec, le samedi 11 avril prochain, pour lutter contre les changements climatiques et inciter nos décideurs à s'opposer fermement à l'expansion des sables bitumineux. À quelques jours seulement d'une rencontre extraordinaire à Québec qui réunira des premiers ministres des provinces pour discuter des changements climatiques, les organisateurs de la Marche Action Climat prévoient une mobilisation citoyenne pancanadienne de grande ampleur.

« Un grand rassemblement animé et familial est en préparation le 11 avril, à Québec. Le message est clair : OUI à la protection du climat et aux énergies renouvelables et NON au projet d'oléoduc de TransCanada et au pétrole issu des sables bitumineux! Le moment est décisif pour signifier notre opposition à des projets qui auront de lourdes conséquences sur notre avenir et celui des générations futures », déclare Dominic Champagne, homme de théâtre et citoyen impliqué dans la résistance au gaz de schiste et au pétrole extrême. « Nos politiciens ont besoin de notre courage pour prendre les décisions qui s'imposent, à la hauteur de notre potentiel et de nos exigences. »

Dans la foulée de la Mobilisation Populaire pour le Climat à New York en septembre 2014 et des manifestations à Lima en décembre dernier, et en vue de la conférence Paris Climat 2015 (COP21), la Marche Action Climat est un nouvel effort pour mettre au défi nos dirigeants — en particulier les gouvernements du Québec, de l'Ontario, de l'Alberta et du Nouveau-Brunswick — pour qu'ils respectent leurs engagements sur la protection du climat et s'opposent fermement à l'exploitation des sables bitumineux et au transport du pétrole par pipeline et par train. L'Organisation des Nations Unies rappelle que le Canada doit agir d'ici 2020. Cela signifie qu'il doit lutter contre la principale source d'augmentation de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) : les sables bitumineux de l'Alberta. Il est prouvé que 85 % des réserves de pétrole des sables bitumineux doivent rester dans le sol pour nous permettre de stabiliser le climat.

Rappelons que l'Alberta produit déjà 2 millions de barils de pétrole issu des sables bitumineux par jour! Face à l'absence d'initiatives de la part du gouvernement Harper sur la question du climat, les provinces ont le devoir d'exiger l'adoption d'un plan national de lutte contre les changements climatiques. Pour citer quelques mesures exemplaires, la Colombie-Britannique a déjà créé une taxe carbone; le Québec est en partenariat avec la Californie pour la mise en place d'un marché du carbone; et l'Ontario se débarrasse peu à peu de sa dépendance au charbon : tout est possible!

« Il faut se défaire de l'illusion selon laquelle nous n'avons pas le choix. J'entends les murmures dans la communauté : le pipeline, on n'en veut pas », affirme le Grand chef Serge Simon. « Les changements climatiques sont le plus grand enjeu auquel notre génération doit faire face, pour nous et pour les générations futures », appuie Joanna Kerr, directrice de Greenpeace Canada. « Il est grand temps que nos dirigeants prennent leurs responsabilités et mettent en place des mesures ambitieuses pour lutter contre les changements climatiques. Nos représentants des provinces doivent agir : le 11 avril, dans les rues de Québec, nous allons leur montrer qu'ils ont l'appui des citoyens. »

Les énergies propres et renouvelables procurent davantage d'emplois et assurent un avenir durable, contrairement aux énergies fossiles. Nous ne devons jamais perdre de vue que l'objectif premier est d'assurer la viabilité des écosystèmes et de l'espèce humaine. Les générations actuelles et celles à venir méritent de vivre dans un environnement sécuritaire et sain, et il est de notre responsabilité d'assurer qu'elles puissent le faire. « Il est ironique de voir les gouvernements justifier leurs mesures d'austérité en parlant d'équité intergénérationnelle, alors qu'ils semblent prêts à donner leur feu vert à l'expansion des sables bitumineux albertains en soutenant le projet Énergie Est », soutient Gabriel Nadeau-Dubois, essayiste et militant. « Si les dirigeants se soucient vraiment de l'avenir, ils doivent changer de cap en luttant contre les changements climatiques et les inégalités sociales. Le 11 avril à Québec, nous serons des milliers à l'exiger. »

Pour Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), « nos gouvernements doivent cesser de donner systématiquement préséance à l'économie et réaliser que l'intégrité de l'environnement est une condition sine qua non du développement durable. L'éducation est le meilleur moyen pour modifier les mentalités à l'égard des changements climatiques. Il y a urgence d'agir. En matière de développement durable, il est essentiel de rappeler que le développement doit s'appuyer sur une vision équitable et à long terme, qui prend en compte les pôles environnement, économie et société, où l'intégrité de l'environnement est une condition, l'économie, un moyen et le développement social, un objectif ».

« On ne peut lutter pour la protection du climat tout en développant le pétrole extrême. On ne peut à la fois s'afficher comme un leader climatique et soutenir les projets d'oléoducs comme Énergie Est de TransCanada. Ce projet causerait une augmentation de près de 40 % des émissions de GES issues des sables bitumineux, la source de pollution atmosphérique qui connaît la plus forte croissance au Canada », conclut Christian Simard, directeur général de Nature Québec. « Les premiers ministres doivent se placer du bon côté de l'Histoire et rejeter les projets d'énergie sale en ouvrant la voie à un avenir plus équitable et plus durable. »

- 30 -

Québec :
- Héloïse Fernandez, Nature Québec : 418 931-1131, communications@naturequebec.org
- Marie-Ève Leclerc, coordonnatrice de la Marche Action Climat : 418 655-0763, marie-eve.leclerc@naturequebec.org

Montréal :
- Manon Dubois, Fondation David Suzuki : (514) 679-0821, mdubois@davidsuzuki.org
- Jacques Tétreault, Regroupement vigilance hydrocarbures Québec : 450-261-6151, jacques.tetreault@rvhq.ca

La Marche Action Climat est le fruit d'une coalition pancanadienne, initiée par le mouvement environnemental québécois : l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Équiterre, la Fondation David Suzuki, Greenpeace, Nature Québec, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec, en collaboration avec les organisations syndicales, les mouvements sociaux et étudiants, les groupes citoyens et les Premières Nations.

Pour voir la liste complète des organisations impliquées, cliquez ici.

Rapport du BAPE sur le parachèvement de l'autoroute 19 : Québec doit retourner à sa planche à dessin

Le 12 mars 2015 | Affiché dans

Montréal — La Fondation David Suzuki et le Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE-Montréal) accueillent très favorablement la recommandation du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le parachèvement de l'autoroute 19, de procéder à une analyse comparative des scénarios de boulevard urbain et d'autoroute, de même que la réalisation d'une contre-expertise indépendante sur l'impact de la nouvelle infrastructure sur la rue Papineau à Montréal. À la lumière de ces recommandations, la Fondation David Suzuki et le CRE-Montréal estiment que Québec doit prendre un temps d'arrêt et retourner à sa planche à dessin.

Pour Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, « Québec doit retourner à sa planche à dessin et soumettre un projet de boulevard urbain assorti de transports collectifs efficaces ». La Fondation David Suzuki rappelle que le parc automobile de la région métropolitaine de Montréal croit deux fois plus vite que la population, contribuant à la congestion routière, à la pollution de l'air et à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre. L'augmentation de l'offre autoroutière contribue à aggraver cette tendance. « Le Ministère des Transports du Québec a une opportunité en or de définir un nouveau modèle de développement des transports pour le grand Montréal. Espérons qu'il saura la saisir », a ajouté M. Mayrand.

Pour Coralie Deny, directrice générale du CRE-Montréal, «c'est un signal clair que les devoirs n'ont pas été faits en termes de vision globale de la mobilité durable pour la métropole. Le projet de prolongement de l'autoroute 19 représente une vision archaïque des déplacements des personnes au 21e siècle. Nous sommes convaincus que l'étude comparative fera la démonstration du bien-fondé du choix de boulevard avec des transports collectifs performants ».

Notons par ailleurs que la réflexion lancée par le BAPE fournit une occasion de réduire les coûts du projet estimés à 600 millions $ dans un contexte d'austérité budgétaire. Elle offre également sa collaboration aux municipalités de la couronne nord de Montréal et au Ministère des Transports du Québec pour collaborer à l'élaboration d'une solution de transport qui assurera une mobilité durable pour les citoyens de la rive nord de Montréal.

- 30 -

Pour toute information ou demande d'entrevue :

Manon Dubois, directrice des communications, Fondation David Suzuki
Tél. : 514-679-0821

Aurore Tanier, chargée des communications, CRE-Montréal
Tél. : 438-877-9117

13 500 signatures contre le parachèvement de la 19

Le 4 mars 2015 | Affiché dans

L'opposition au projet s'intensifie partout au Québec

Montréal, le 4 mars 2015 — Une pétition en ligne lancée par la Fondation David Suzuki et le Conseil régional de l'Environnement de Montréal pour s'opposer au projet de parachèvement de l'autoroute 19 a recueilli plus de 13 500 signatures à ce jour. Lancée en décembre, la pétition adressée au ministre des Transports, Robert Poëti, au ministre de l'Environnement, du Développement durable et de la Lutte aux changements climatiques, David Heurtel, et au maire de Montréal Denis Coderre demande de « revoir le projet de prolongement de l'autoroute 19, et de privilégier plutôt un boulevard urbain beaucoup moins coûteux, assorti de solutions de transport collectif peu coûteuses et efficaces. »

L'opposition au projet de parachèvement de l'autoroute 19 n'est pas confinée à l'ile de Montréal. Plus de 60 % des signataires de la pétition proviennent des couronnes de Montréal et des régions du Québec. Selon Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki : « En période d'austérité budgétaire, les citoyens de l'ensemble du Québec comprennent mal qu'un cadeau de 600 millions $ soit fait à la banlieue nord de Montréal alors que les régions du Québec subissent des coupes historiques. La colère est palpable. »

Les récentes annonces concernant les investissements routiers prévus pour la période 2015-2017 dans la province constituent un signal de plus que le projet n'est pas viable économiquement, l'A19 n'apparaissant pas dans la planification du ministère . En plus de faire fausse route en matière de finances publiques, le projet n'est pas non plus recevable d'un point de vue environnemental. En effet, les impacts du projet actuel mettent en péril la réduction des émissions de GES voulue par le Gouvernement et il serait souhaitable de privilégier un boulevard urbain qui permette de déployer des transports collectifs réellement ambitieux.

Pour le CRE-Montréal : « En privilégiant l'abondance de l'offre d'autoroutes tandis qu'on néglige le transport collectif, on s'endette collectivement et on amplifie la congestion. Les citoyens sont fâchés de payer pour des projets exorbitants qui profitent à l'étalement urbain et qui vont à l'encontre des choix de mobilité durables », explique Félix Gravel, Responsable campagnes transport, GES et aménagement du territoire.

La pétition rappelle que l'autoroute 19 franchit une nouvelle limite dans l'escalade des coûts, à 65 millions $ par kilomètre, ou 77 000 $ par usager. En comparaison, le train de l'Est qui vient d'entrer en fonction sur la Rive Nord de Montréal a coûté cinq fois moins cher du kilomètre et desservira deux fois plus d'usagers. Elle rappelle également qu'entre 2003 et 2013, il s'est ajouté 785 000 véhicules au parc automobile du Québec, une croissance deux fois plus rapide que celle de la population, et que les ménages québécois consacrent aujourd'hui 18% de leur revenu au transport. Elle rappelle que 43% des émissions québécoises de GES sont issues du transport et que les investissements en transports collectifs rapportent 2,5 fois plus d'emplois et de retombées économiques que la construction routière.

- 30 -

Pour toute information ou demande d'entrevue :

Félix Gravel, Responsable campagnes transport, GES et aménagement territoire
Conseil régional de l'environnement de Montréal
Fgravel@cremtl.qc.ca, 514-842-2890, poste 230



1 Transports Québec « Investissements routiers 2015-2017 ». En ligne. http://www.mtq.gouv.qc.ca/infrastructures-transport/investissements-routiers-2015-2017/Pages/default.aspx

Nouveau rapport sur les impacts des projets de transport du pétrole sur le fleuve

Le 11 février 2015 | Affiché dans
Photo: Nouveau rapport sur les impacts des projets de transport du pétrole sur le fleuve

Des risques additionnels injustifiables pour les communautés et les écosystèmes, selon la Fondation David Suzuki, le WWF et la SNAP.

Montréal — Le rapport publié aujourd'hui par la Fondation David Suzuki, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) et la SNAP Québec sous le titre « Le Saint-Laurent, artère pétrolière? » établit pour la première fois au Québec une cartographie des impacts cumulatifs du transport pétrolier — actuel et futur — pour le bassin versant du Saint-Laurent.

Transport de pétrole actuel et à venir : des chiffres impressionnants

Dans cette étude, les auteurs dressent pour le Saint-Laurent un descriptif précis des risques associés à chaque mode de transport de pétrole, que ce soit par oléoduc, par pétrolier ou par train. Sont ainsi décrits non seulement les impacts potentiels pour l'environnement, mais aussi pour l'économie et les communautés de ce territoire intrinsèque à l'identité et à la société québécoises.

Le rapport fait ainsi ressortir qu'avec 1,4 million de barils par jour, les seuls projets d'oléoducs ligne 9B et Énergie Est quadrupleraient le volume de pétrole transitant sur et en bordure du Saint-Laurent à ce jour; ou encore, que le nombre annuel de voyages aller-retour effectués par des pétroliers sur le Saint-Laurent augmenterait de 150 % avec les projets d'Enbridge, de TransCanada et de Suncor.

« On nous dit souvent qu'il y a déjà du pétrole qui transite sur le fleuve et dans les territoires environnants. Ce qu'on nous dit rarement, mais que l'étude démontre, c'est que mis tous ensemble, les déplacements actuels et à venir de pétrole vont avoir des impacts d'une tout autre ampleur pour le Saint-Laurent, alerte Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. On nous propose tout simplement de transformer l'un des joyaux de la province en autoroute pétrolière, ce qui est inacceptable. »

Un patrimoine de biodiversité unique : le Saint-Laurent

Représentant 20 % des réserves mondiales d'eau douce, le Saint-Laurent est un patrimoine exceptionnel, mais également fragile. Ceci explique en partie les importants efforts déployés pour en assurer l'intégrité et le rétablissement, comme le prouvent les investissements de 716 millions de dollars engagés depuis 1988 par Québec et Ottawa en faveur de cette cause.

« Le Saint-Laurent abrite 15 espèces floristiques et 41 espèces fauniques en danger, dont l'emblématique béluga de l'estuaire qui est aujourd'hui en voie de disparition, pointe Patrick Nadeau, directeur général de la SNAP Québec. Construire un terminal pétrolier à Cacouna et y multiplier par trois les allers-retours des pétroliers n'est pas selon nous compatible avec le rétablissement de cette espèce. »

Le fleuve n'est pas seulement vital pour la faune et la flore qu'il abrite : il l'est aussi pour un grand nombre de nos communautés.

Le rapport rappelle ainsi que le Saint-Laurent est la source d'eau potable principale de près de 45 de la population du Québec, dont les citoyens de 48 municipalités, et que 60 de la population du Québec habite à proximité des rives du Saint-Laurent, où se situe également la vaste majorité de nos terres agricoles.

Chaque année, l'industrie de la pêche génère des revenus de plusieurs millions de dollars, sans oublier les attraits touristiques du Saint-Laurent qui à eux seuls attirent plus de 2,5 millions de visiteurs, qui injectent plus de 500 millions de dollars dans l'économie québécoise.

Les risques encourus pour les écosystèmes et les communautés

L'arrivée massive du pétrole, de même que l'accroissement des mouvements de pétroliers, pose des risques aux activités humaines et aux écosystèmes du Saint-Laurent.

Les auteurs consacrent ainsi le dernier chapitre de l'étude aux principaux enjeux que posent les installations et les activités associées au transport d'hydrocarbures, de même que le potentiel d'accidents majeurs. Un tableau synthèse ainsi qu'une carte permettent au lecteur de bien saisir l'aspect cumulatif de ces risques.

« Nous voyons difficilement comment ces risques pourraient être mitigés de façon à les rendre acceptables pour les communautés et compatibles avec la préservation des habitats et des espèces du Saint-Laurent, a renchéri, Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF-Canada. Nous demandons à nos élus de ne pas précipiter des décisions qui auraient pour conséquence de mettre notre fleuve en péril. »

En écho à tous les élus et citoyens qui ont d'ores et déjà émis de sérieuses réserves face au virage pétrolier que le Québec s'apprête à prendre, la Fondation David Suzuki, la SNAP Québec et le WWF-Canada s'accordent à dire que les projets de transport d'hydrocarbures ne peuvent qu'accentuer les pressions qui s'exercent déjà sur le Saint-Laurent. Ses communautés riveraines, ses milieux exceptionnels et les espèces qui y résident, ainsi que les services écosystémiques qu'il nous procure à tous, seraient exposés à des risques injusti¬fiables pour les auteurs de l'étude.

Consultez l'étude.

Consultez la carte qui fait le portrait des écosystèmes, communautés et activités économiques du fleuve ainsi que les projets et infrastructures de transport de pétrole sur le fleuve.

- 30 —

Pour information et demandes d'entrevues :
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki : 514 998-5458
Marie-Claude Lemieux, WWF-Canada : 514 394-1105
Patrick Nadeau, SNAP Québec : 514 278-7627, poste 226

Recommandations de la Commission permanente sur le schéma d'aménagement et de développement de l'agglomération de Montréal : un signal positif pour le Mouvement Ceinture Verte

Le 14 janvier 2015 | Affiché dans

Montréal — À la suite de consultations publiques sur le schéma d'aménagement de l'agglomération de Montréal, le Mouvement Ceinture Verte se réjouit de voir que l'ensemble des recommandations formulées dans son mémoire ainsi que celles de plusieurs autres groupes ont été prises en compte par les membres de la Commission permanente.

En effet, plusieurs points en lien avec les demandes du MCV ont été modifiés. Le MCV demandait entre autres :
- Un langage plus affirmé et contraignant sur les actions proposées par le schéma;
- L'atteinte d'un indice de canopée de 25 % par la mise en oeuvre du Plan d'action canopée;
- L'accroissement de la cible des surfaces terrestres protégées de 5,8 % à 12 %;
- D'accorder une plus grande importance au verdissement ainsi qu'à la Trame verte et bleue;
- De mettre en place un mécanisme de coordination pour la mise en oeuvre de la Trame verte et bleue et de lier des partenaires au système de gouvernance.

Le MCV tient à souligner l'importance que ces recommandations soient officiellement adoptées et entérinées lors du conseil d'agglomération à la fin de janvier. Il espère également que cet engagement aura une incidence sur tous les schémas d'aménagement prochainement adoptés sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

À propos du Mouvement Ceinture Verte
Le Mouvement Ceinture Verte est une coalition, mise en place à l'automne 2012, demandant la création d'une trame verte et bleue pour le Grand Montréal permettant de créer un réseau dynamique de milieux naturels et agricoles protégés, et de maintenir la biodiversité en plus de pallier à la perte de contact des citoyens avec la nature. Site Internet : www.ceintureverte.org

- 30 -

Renseignement :
Sylvain Perron
Chargé de projet, Fondation David Suzuki
Coordonnateur du Mouvement Ceinture Verte
Tél. : 514-871-4932 p. 1465
Courriel : sperron@davidsuzuki.org

Entente — Québec — Caisse de dépôt sur les infrastructures TRANSIT accueille avec intérêt et optimisme l'accélération des grands projets

Le 13 janvier 2015 | Affiché dans

Montréal — Réagissant à l'annonce d'investissements à venir dans les infrastructures québécoises par la Caisse de dépôt et placement du Québec, TRANSIT, l'Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec, perçoit des aspects positifs et des questions en suspens. Si l'entente entre Québec et la Caisse accélère la réalisation de projets, dégage des budgets supplémentaires et permet l'atteinte des objectifs collectifs de mobilité durable, il s'agit d'une bonne nouvelle.

Cependant, ce modèle ne réduit en rien l'importance des investissements de l'État en transport collectif, pas plus qu'il ne donne d'assurance sur la juste tarification aux usagers, la cohérence des projets avec le réseau existant (et la tarification existante) ou la vision métropolitaine et urbaine nécessaire à la réalisation d'un réseau de transport efficace. « Le gouvernement devrait donner des garanties, car il reste des inconnues majeures à éclaircir, notamment en ce qui a trait à la tarification », s'est exprimé François Pepin, président de Transport 2000 Québec.

L'État doit en faire plus pour la mobilité durable
« L'annonce d'aujourd'hui démontre que les investissements en transports collectifs sont profitables au plan financier, environnemental et social. Ce nouveau paradigme d'investissement lance un signal prometteur, mais il ne doit en aucun cas justifier un désinvestissement du gouvernement du Québec dans les transports collectifs qui demeurent le parent pauvre du secteur des transports au Québec », a affirmé Karel Mayrand de la Fondation David Suzuki. Depuis 2011, TRANSIT a demandé de rehausser à 30 en transport collectif les investissements du Fonds des réseaux de transport terrestre (actuellement autour de 20 ) et que le Fonds vert consacre les deux tiers de ses recettes à l'amélioration de service en transport collectif. « Il est toujours d'actualité pour le gouvernement d'entériner ces recommandations. »

Maintenir le cap sur la lutte aux changements climatiques
« Nous sommes heureux de voir le "bas de laine" des Québécois investir dans des projets de transports collectifs au Québec, il faudra toutefois s'assurer que les investissements de la Caisse se fassent en fonction des priorités du gouvernement du Québec telles la lutte aux changements climatiques ou encore la mobilité durable », s'est pour sa part exprimé Steven Guilbeault, directeur principal à Équiterre.

TRANSIT rappelle que, malgré cette annonce, l'État doit encore en faire plus pour la mobilité durable. À cet égard, l'Alliance a déjà identifié nombre des pistes qui, malgré le contexte de restrictions budgétaires, permettraient aux projets de transport collectif d'aller de l'avant.

30

À propos de TRANSIT
Depuis sa création en août 2011, TRANSIT a fait état de plusieurs recommandations pour pallier la crise du financement des transports et aider le gouvernement et les organisations de transports collectifs à atteindre leurs objectifs d'achalandage d'ici 2020, dont le rééquilibrage des investissements en transports (30% aux transports collectifs), multiplier le financement du développement de l'offre de service en transport collectif via le Fonds vert et l'utilisation du Fonds Chantiers Canada pour financer les projets de transports collectifs au Québec. Pour devenir membre, pour consulter la liste des organismes membres et lire les publications : www.transitquebec.org.

Renseignements :

Philippe Cousineau Morin
514.394.1125 #202 (bur.)
514.799.1906 (cell.)
info@transitquebec.org

Les solutions aux changements climatiques existent au Canada

Le 11 décembre 2014 | Affiché dans

Un nouveau rapport démontre qu'en adoptant les meilleures pratiques provinciales, le Canada pourrait remplir ses engagements mondiaux.

Montréal, jeudi 11 décembre 2014 — Selon un rapport de la Fondation David Suzuki, le Canada pourrait respecter son engagement international sur les changements climatiques en appliquant simplement des solutions déjà implantées à certains endroits au pays.

Le rapport, Building on the best : Keeping Canada's climate promise (uniquement disponible en anglais) a utilisé des analyses de Navius Research pour déterminer les meilleures pratiques et solutions aux changements climatiques utilisées au Canada, afin d'évaluer comment le tout s'appliquerait au fédéral. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, l'étude présente de formidables opportunités qui résident dans l'ingéniosité du Canada, dans sa main-d'œuvre et dans l'abondance des ressources énergétiques renouvelables.

Continuer »

Mise à jour économique et financière : l'action en changements climatiques à l'avant-plan

Le 3 décembre 2014 | Affiché dans

Montréal — Équiterre, la Fondation David Suzuki et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCREQ) réagissent positivement aux dispositions concernant la lutte contre les changements climatiques dans la mise à jour économique et financière du ministre des Finances, Carlos Leitao. Plus précisément, ils sont satisfaits de voir que le gouvernement engage les sommes dédiées à la mise en oeuvre du Plan d'action sur les changements climatiques (PACC).

Au moment où la communauté internationale se réunit à Lima au Pérou pour préparer la conférence du climat de Paris en 2015, le gouvernement du Québec démontre que la lutte aux changements climatiques n'est pas seulement une préoccupation pour lui mais un engagement accompagné d'actions concrètes.
Les organisations sont particulièrement satisfaites de voir que le gouvernement reconnaît que les efforts pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES), pour réduire la consommation de pétrole et pour soutenir l'économie verte sont sans nul doute bons pour l'économie québécoise.

Les revenus du SPEDE : un investissement, pas une taxe

À moins d'un mois de l'entrée en vigueur de la deuxième période de conformité du Système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de GES du Québec (SPEDE), Cette annonce du gouvernement est essentielle pour clarifier le fait que les sommes récoltées par le SPEDE soient entièrement réinvesties dans des programmes visant la réduction des émissions de GES. Pour les trois organisations, la hausse prévisible du prix des carburants à compter du 1er janvier, évaluée à 2¢/litre, ne doit donc pas être assimilée à une taxe. Il s'agit d'une mesure incitative visant à stimuler l'action en faveur de la lutte contre les changements climatiques.

Préserver l'équité et la compétitivité

Équiterre, la Fondation Suzuki et le RNCREQ ont à coeur le succès de la mise en oeuvre du PACC et du SPEDE, notamment dans la mesure où l'on cherche à ce que d'autres juridictions se joignent au marché du carbone auquel adhèrent actuellement le Québec et la Californie. En conséquence, ils voient d'un bon oeil la réallocation des sommes du PACC dans le soutien à la transition énergétique pour les PME.

Communiquer et sensibiliser

Les trois organismes sont très satisfaits des sommes supplémentaires allouées à la sensibilisation et l'éducation en matière de lutte contre les changements climatiques. Ces activités de communication sont essentielles pour assurer la participation et l'engagement des citoyens et de tous les acteurs de la société à cet important chantier.

L'action contre les GES exige la plus grande cohérence

Au moment de réagir à cette mise à jour économique et financière, les trois groupes se sont toutefois dit déçus et surpris des propos tenus plus tôt aujourd'hui par le premier ministre Philippe Couillard sur le fait que les GES ne seraient pas pris en compte dans le cadre de l'évaluation du projet Énergie Est de TransCanada.
Les trois organismes réagiront sur ce sujet demain afin de convaincre Québec de faire preuve de cohérence en matière de lutte contre les changements climatiques. Selon eux, on ne peut agir au Québec sans se soucier des conséquences des émissions générées ailleurs.

- 30 -

Renseignements :
Anne-Marie Gagnon, responsable des communications
514 651-8236 | 514 861-7022 poste 24
annemarie.gagnon@rncreq.org

Le projet de port pétrolier de TransCanada stoppé à Cacouna

Le 2 décembre 2014 | Affiché dans

Une grande victoire pour le mouvement environnemental et les citoyens

Montréal — Le Centre québécois du droit de l'environnement CQDE, Nature Québec, la Fondation Suzuki, la Société pour la nature et les parcs (SNAP), France Dionne et Pierre Béland, requérants au terme de l'injonction qui a arrêté les forages de TransCanada à Cacouna, clament victoire suite à l'échéance le 30 novembre du certificat d'autorisation qu'ils avaient contesté devant les tribunaux. Malgré ses demandes insistantes jusqu'à la semaine dernière, TransCanada a essuyé un refus de Québec pour l'extension du certificat d'autorisation jusqu'au 31 décembre. Devant ce nouvel état de fait, les groupes et citoyens retirent leur demande d'injonction permanente qui devait procéder en début 2015.

« C'est une victoire sur toute la ligne que nous célébrons aujourd'hui », a déclaré Christian Simard, directeur général de Nature Québec. « TransCanada n'a jamais été en mesure de reprendre ses forages dans l'habitat du béluga après l'injonction obtenue le 23 septembre. Malgré des tentatives répétées, elle a fait face à un refus catégorique de Québec », a-t-il ajouté. Pour Me Michel Belanger, l'avocat qui a piloté ce dossier, « la victoire s'il en est une, est celle de la science que l'on a voulu taire et qui nous rappelle encore aujourd'hui que le prix à payer pour l'ignorer peut aller jusqu'à l'extinction d'une espèce. »

Les groupes et citoyens requérants dans cette cause rappellent que TransCanada n'a pas été en mesure de fournir un plan satisfaisant au gouvernement du Québec après que les mesures de bruit prises lors des deux séries de forages réalisées en septembre aient démontré que le seuil maximal de bruit avait été atteint dans un rayon cinq fois plus grand que celui originalement permis. Selon Pierre Béland, « en 32 ans de recherche et d'efforts pour préserver le béluga, ce projet représentait la plus sérieuse menace pour l'espèce. »

Cette victoire intervient au moment même où le Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC) a changé la classification du béluga de menacé, à en voie de disparition. « Cette décision du COSEPAC vient confirmer que nous avions raison de nous alarmer du dérangement causé par les travaux de TransCanada à Cacouna », a mentionné Karel Mayrand, directeur pour le Québec à la Fondation David Suzuki. La perturbation causée par le bruit et le développement industriel fait partie des causes de déclin du béluga identifiées par le COSEPAC. « La nouvelle classification du béluga ne laisse plus aucune place au compromis. TransCanada doit abandonner son projet de terminal pétrolier » a conclu M. Mayrand.

Les groupes et citoyens qui ont initié le recours demandent maintenant au ministre de l'Environnement, du Développement durable et de la Lutte aux changements climatiques de ne plus autoriser de travaux dans l'habitat du béluga. Selon Patrick Nadeau, directeur général de la Société pour la nature et les parcs (SNAP), « Il est désormais impossible de justifier scientifiquement que l'implantation d'un terminal pétrolier à Cacouna puisse se réaliser sans causer un dommage irréparable au béluga du Saint-Laurent. On doit dès maintenant accélérer la création d'une aire marine protégée dans cette zone tel que recommandé par Pêches et Océans Canada depuis plus de 15 ans ».

Pour Karine Péloffy, directrice générale du Centre québécois du droit de l'environnement : « Il s'agit d'une grande victoire pour la justice environnementale au Québec. Sans notre intervention devant les tribunaux, un préjudice grave aurait été porté à une espèce en voie de disparition et au droit des Québécois de vivre dans un environnement sain et respectueux de la biodiversité. Le CQDE continuera d'exercer une vigilance de tous les instants pour assurer l'application efficace et rigoureuse des lois ».

Rappelons que le recours judiciaire avait été initié par le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE), la Fondation David Suzuki, Nature Québec, la Société pour la Nature et les Parcs (SNAP), et les citoyens France Dionne et Pierre Béland. Bien que n'étant pas parties au litige, le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada), Fondation Rivières et Greenpeace soutenaient cette démarche.

- 30 -

Pour information :

Christian Simard, Nature Québec: 418 928-1150
Karine Péloffy, CQDE: 514 746-6597
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki: 514 998-5458
Patrick Nadeau, SNAP Québec: 514-278-7627, poste 226
Michel Bélanger, avocat : 514-927-6195